Instant



Photo glanée sur le net (Je serais heureuse d'en citer l'auteur)





Instant dérobé au temps où même la pluie pouvait nous servir d’abri.

Tu déployais au-dessus de nos têtes un grand parapluie vert à mésanges et c’était notre maison, tous les bonheurs possibles venaient s’y croiser. 
Notre univers devenait cet espace que tu défendais en veillant avec précaution à m’éviter les larmes du  ciel. 
Seuls au monde, et le monde était là, tout entier, concentré, comme s’il l’avait été pour nous de toute éternité.
Toi, moi, les premières gouttes écrasées sur nos fronts, notre attention l’un à l’autre et ce sentiment de légère ivresse que procure la conscience de savourer le fugitif instant parfait. 

Je voulais défendre cet éternel éphémère en posant des mots comme autant de petits cailloux au bord de notre chemin.

                                       Pascale Landriq

Commentaires

Articles les plus consultés