Silencieux



Je voudrais pour nous le silence.
Pour nous seuls lovés en bulle d'éternité.
Nichés ventre contre ventre
    sous la tiédeur de la grotte igloo
dans l'idéale solitude.
Seuls, comme au début du monde,
yeux abîmés dans les yeux, 
écoutant
 l'absence des mots qui ne servent plus. 
Entendant la musique du fond du regard
qui fouille l'âme, corps et coeurs disparus. 
 Nous, suspendus, immobiles, hagards,
 flottant au monde, comme à l'origine,
rencontre muette, indéfinie, illimitée, sans contours.
-  Absolue.
L'impossible rendu au possible, 
comme l'impensable mourir pour renaître
drapés de nudité silencieuse.
-  Taisons-nous, je t'en prie. 



Pascale Landriq

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