Larmes d'été





Photo Man Ray


Larmes, perles de solitude, 
sur les joues forment un menu sillon salé,
tiède énurésie diurne, coule doucement,
délice rafraichissant comme pluie en été.

Pas de ces violents orages de mousson
que les nerfs ont lâchés, en trombe,
par saccade spasmodique
en hoquets symphoniques.

Non, un collier fragile, léger, pudique
un voile de larmes de fond tirées de l’âme,
juste de quoi réhydrater 
un coeur un peu aride, à force de retenue.

Larmes salées, amères et douces
trépas maladroit d’une illusion perdue
Larmes à gauche, larmes à droite
Larmes au point final.


P.L

Commentaires

Mais y-a-t-il vraiment des illusions perdues ?
Pascale Landriq a dit…
D'un point de vue conceptuel, une illusion n'est qu'une illusion et puisqu'elle n'a pas d'existence, elle ne pourrait se perdre qu'en... poésie !
Belle journée !
Promeneuse
En poésie ou pas, se perdre dans une illusion perdue qui deviendrait réalité. Usurpation d'identité, déni de réalité, empuissancement (empowerment) des rêves pour nos réalités ?
Bonne fin de semaine au gré du vent léger, des airs du temps, et des chemins de la vie réelle ou rêvée.
Souriante

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