La femme loin de ta vie

Photo Edouard Boubatn

Ne me dis rien 
Ne me prête rien
C'est loin de ta vie
Que je serai la femme de ta vie

Mi-femme, mi-ombre
Princesse à distance
Ni épouse ni amante
Lointaine compagne

Rêvée, diaphane
Absolue, éthérée
Plus désirable encore
Que l'idée du désir.

J'ai laissé dans le lin
Juste un doux parfum
Qui suffit à remplir
Tes nuits, jour après jour

Trois gouttes de rose
Où reposait ma tête
Discrètes et de bon ton
Ne te demandent rien

Sans rumeur ni tapage
Peu à peu elles s'estompent,
Joli rêve qui s'éloigne
Sur la pointe des pieds.


                          P.L.

Commentaires

Jonas D a dit…
La beauté de votre texte est d'une redoutable efficacité, sur moi, au moins. L'amour absolu. L'union parfaite. Etre et ne pas être. Exister à deux sans exercer la pression des corps, des drames que ces derniers engendrent, des mots dits et des larmes qui font équipage. Je suis charmé par vos mots, par la parfaite émotion qui vous a dirigé. La femme reste le meilleur de cette humanité peu reluisante. Vous le prouvez une fois encore. Merci. Jonas
Promeneuse a dit…
L'amour absolu est ici conjugué à l'absence.
Je ne suis pas sûre d'être la meilleure de cette humanité, j'aurais en ce cas réussi à concocter cet absolu au fond de mon chaudron. Je suis une Promeneuse qui cherche obstinément la Voie. Amitiés du soir, Jonas.

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